Face au Black Friday, “journée malsaine pour la Terre”, la résistance s'organise - Les Numériques

Avec l'essor du Black Friday en France est née une fronde faite d'initiatives variées visant à dénoncer la consommation débridée qui accompagne ce jour de promotions à tout va. Problématiques économiques, écologiques et sociales, tout y passe.
  1. Les consommateurs sont bien contents de disposer de quelques jours de plus où ils peuvent dépenser moins.
  2. Amazon se fait basher dans tous les sens pour tout et n'importe quoi, simplement parce que c'est une entreprise américaine. Balayons devant notre porte avant de critiquer les autres. Nos entreprises aussi embauchent de la main d'oeuvre bon marché et pratiquent l'optimisation fiscale.
  3. J'en ai un peu ma claque que l'écologie soit toujours utilisée pour gueuler sur tout et n'importe quoi. Sérieusement, "journée malsaine pour la Terre" ?
  4. Attac accuse Amazon de pousser à la surconsommation. Ah. Amazon ne colle pas un flingue sur la tempe des gens. Si on dépense sans compter, faut pas s'étonner d'être dans le rouge. Ce sont les gens qui sont déraisonnables. On se trompe de cible, comme d'habitude.

Les entreprises locales ne peuvent pas être compétitives par rapport à Amazon à cause du volume de vente. C'est aussi simple que ça. Si on a le choix entre dépenser 10 euros sur Amazon ou 20 euros dans une boutique locale pour exactement le même produit, c'est évident qu'on va acheter chez Amazon.

J'ai d'ailleurs pris la peine de lire leur kit - qui contient quelques erreurs de rédaction, mais ce n'est pas le sujet. J'y trouve des choses "intéressantes":

[...]les autorités européennes et françaises devraient regarder de plus près quelles mesures peuvent être prises pour que des secteurs d'activités (livre, culture, alimentation, etc) ne soient plus soumis aux diktats d'Amazon

On en parle du racket de la redevance TV ? Des 20% de contribution obligatoires de la VoD américaine à la production de films et séries françaises ? À l'imposition gouvernementale du prix sur les produits culturels ?

[...] nous exigeons qu’Amazon [...] réduise fortement son impact écologique, notamment en termes de transport et hébergement de données et, plus généralement, soit contrainte de réduire les mises sur le marché de produits textiles et électroniques

Mais bien sûr...

nous demandons l’arrêt de la construction de nouveaux entrepôts, tant que les mesures assurant le respect de l'accord de Paris et qu'une étude d'impact sur l'effet sur l'emploi n'ont pas été mises en place.

Les États-Unis se sont - malheureusement - retirés des accords de Paris. Comment espérer qu'une entreprise américaine les respecte ?

Et concernant les emplois, Amazon Faviconen a créé. Beaucoup. Pas seulement en France, on parle de plus de 650 000 personnes à travers le monde.

Bref, je vais couper court. Je ne nie pas qu'Amazon a des problèmes de gestion et de management à l'échelle mondiale - pas seulement en France, arrêtons cet égoïsme nationaliste primaire. Mais les actions telles que celles perpétrées par Attac ne sont pas les bonnes, pas plus que leurs motivations. Détruire le capitalisme américain pour créer un capitalisme français est tout sauf réfléchi et positif. Il faut vivre avec son temps, et notre temps, c'est le e-commerce. Ce n'est pas la faute d'Amazon si en France on a raté ça. Alors peut être qu'on ferait mieux de créer des choses en France plutôt que de vouloir détruire les réussites des autres.

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